MAI 2015 : Revue Lignes nº 47, « Derrida politique », textes politiques de Jacques Derrida

Document du vendredi 22 mai 2015
Article mis à jour le 17 juin 2015
par  IHEP , René Major , art./M.P.R. , wm

DERRIDA POLITIQUE

Revue Lignes nº 47

http://editions-lignes.com/DERRIDA-POLITIQUE.html

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Contributeurs :

René Major, Marc Crépon, Geoffrey Bennington, Ginette Michaud, Gil Anidjar, Marc Goldschmit, Simone Regazzoni, Peggy Kamuf, Marc Dutoit, Hélène Cixous, Stéphane Habib, Charles Alunni, Cristina de Peretti, Delmiro Rocha, Michel Lisse, Satoshi Ukai, Marie-Louise Mallet, Jérôme Lèbre, Avital Ronell, Jean-Luc Nancy, Chantal Talagrand

Un sommaire exceptionnel pour aller contre une idée communément admise : il n’y aurait pas de « politique » de Derrida, quelques preuves du contraire qu’il en ait lui-même donné à chaque fois que la situation le nécessitait. Le numéro est scandé par autant de prises de position en effet politiques de Jacques Derrida, dont certains inédits.
« Derrida politique », n°47 de Lignes, entend affronter ce constat : alors que l’œuvre de Jacques Derrida traverse plusieurs champs de la pensée – la philosophie, la littérature, la psychanalyse, le droit, l’architecture, l’art, la théologie –, elle est rarement considérée du point de vue politique. Malgré de nombreux textes qui font directement référence au politique et en dépit des prises de position dont Derrida ne se sera pas privé lorsque le contexte socio-politique l’exigeait, on ne manque pas d’entendre fréquemment qu’il n’y a pas de pensée politique chez Derrida. Certes, les concepts traditionnels du politique ou de la politique se trouvent-ils déconstruits par la pensée derridienne. Au point que Derrida peut affirmer que « l’inadéquation au concept [à tout concept] se manifeste par excellence dans l’ordre du politique ou de la pratique politique ». Mais c’est précisément ce qui rend politique cette pensée, de part en part. De manière déconcertante, il est vrai, pour tout ce qui œuvre au nom de la raison politique. Dans le temps qui est le nôtre, où le pouvoir politique conspire à sa ruine, il est apparu nécessaire de voir comment le politique peut se penser autrement.

Ce numéro de Lignes rend enfin accessibles les communications prononcées à l’occasion du colloque international éponyme, organisé par Marc Crépon et René Major, qui s’est tenu à l’École normale supérieure de Paris les 6 et 7 décembre 2008, à l’initiative de l’Institut des Hautes études en psychanalyse, du « Laboratoire disciplinaire ‹ Pensées des sciences › », des Archives Husserl (ENS-CNRS) et du Comité éditorial de l’œuvre de Derrida.

Sommaire

Marc Crépon & René Major :
Présentation
Geoffrey Bennington :
Politique, Derrida !
Ginette Michaud :
(Ir)responsabilité de la littérature
Gil Anidjar :
Politiques de la laïcité
Marc Goldschmit :
La politique depuis la fin du monde
Simone Regazzoni :
Au-delà de la pulsion de pouvoir.
Derrida et la déconstruction de la souveraineté

Peggy Kamuf :
Le philosophe, en tant que tel, et la peine de mort
Thomas Dutoit :
Traduction comme passage politique
Hélène Cixous :
Ça promet
René Major :
…entre Derrida et Freud
Stéphane Habib :
Si
Charles Alunni :
D’un Autre Cap
Cristina de Peretti et Delmiro Rocha :
Dès ses premiers textes…
Michel Lisse :
Une politique pour la vie
Satoshi Ukai :
De « monstrueux ‹ comme si › ».
Pour une histoire du mensonge en politique au Japon

Marie-Louise Mallet :
Le horla ou la folie de l’ipséité souveraine
Jerôme Lèbre :
Une réponse à la force : la messianicité de Derrida
Avital Ronell :
Derridémocratie
Jean-Luc Nancy :
Politique et/ou politique

Prises de position politiques par Jacques Derrida,
rappelées par Chantal Talagrand.

Textes réunis par :
Chantal Talagrand et René Major
Revus par Michel Surya

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