IHEP

Document du vendredi 1er janvier 2010
Article mis à jour le 25 mai 2018
par  wm , art./M.P.R.

Les séminaires et colloques se tiennent sous l’égide de l’Institut des Hautes Études en Psychanalyse. Les séminaires de recherche qui se tiennent en leur lieu habituel seront inscrits dans le programme de l’IHEP. Toutes les informations sont communiquées sur le présent site.
René Major


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Chantal Talagrand
Mémoires d’oubli
Restif & Casanova

1789-1798

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Éditions Furor, 2018

Du temps des Lumières et de la Révolution, il y aura eu, entre Paris et Venise, la langue française, celle du Dictionnaire de l’Académie de 1762, portée par l’œuvre de deux écrivains, Restif de la Bretonne et Casanova de Seingalt, que tout rapprochait : la passion immodérée des femmes, l’amour de la chose politique et la fureur scripturaire. Il semble fort peu probable qu’ils se soient jamais rencontrés ni même écrit, mais cet oubli de la Fortune se voit ici enfin réparé.

Pour le deux-cent vingtième anniversaire de la mort de Giacomo Casanova, ce roman à thèse aurait pu avoir pour titre Nihil aequalitate inaequalius, Rien de plus inégalitaire que l’égalité !

C’est à l’aune de ce paradoxe que se voient interrogées les premières conceptions de la fraternité et de la liberté qui naquirent de l’abolition des privilèges. Ce beau rêve se dissipera vite sous les puissances de la calomnie, de la ruse, de l’intrigue, de la corruption et de la soif de pouvoir. Saint-Just n’y fut point dupe, qui pouvait écrire : « Nous serions les premiers chez lesquels quelques ambitieux au milieu d’une révolution ne chercheraient point à régner. »

Et comme pouvait l’affirmer Talleyrand : « Rien de tel qu’une révolution pour conserver l’ordre ancien des choses. » Car la liberté ne saurait se confondre avec l’absence de lois et de règles, pas plus que l’égalité ne se toiserait à l’uniformité de l’habit ou à l’absence de déférence. Quant à la fraternité, elle ne se décrète ni ne s’impose. Elle devrait nous venir de la raison.

Et si, en ces temps de tourmente, les femmes se firent vivement remarquer en revendiquant leur droit à une parole publique, rôle qui ne leur était guère dévolu auparavant, elles le revendiquèrent aussi, plus souvent qu’on ne l’imagine (sous le signe d’une violence, apanage alors de la gent masculine), haut et fort jusqu’à la cruauté.

Mais ce qui aura marqué peut-être jusqu’à nos jours les débats qui sont nés des affrontements entre partisans d’un fanatisme (non uniquement religieux) et ceux soucieux de rationalité, ce furent les vibrants hommages que l’Incorruptible ne manqua pas de rendre à la raison, seule à même de gouverner un peuple par essence versatile.

Et dans un souffle qui lui était propre, il pouvait s’indigner : « Je suis fait pour combattre le crime, non pour le gouverner », en proposant un changement radical dans les principes de la morale politique : « Nous voulons substituer dans notre pays la morale à l’égoïsme, la probité à l’honneur, les principes aux usages, les devoirs aux bienséances, l’empire de la raison à la tyrannie de la mode…

Dans ces échanges épistoliers entre nos deux écrivains qui prônaient, à l’encontre de Sade, « un libertinage qui [n’a] rien de cruel pour le sexe des Grâces », se glissent de nombreuses évocations de penseurs et d’auteurs qui firent du XVIIIe siècle un écrin des plus précieux pour la littérature, la philosophie, la poésie et l’opéra.

Et si le Nihil aequalite inaequalius n’a de cesse de hanter leur correspondance, le « Raisonne toujours en conséquence et laisse rire » signe, s’il en était besoin, la liberté d’esprit qui fut la leur et qui les mit souvent au ban d’une société en pleine révolution.

Chantal Talagrand, psychanalyste, fut rédactrice des cahiers Confrontation ainsi que de la revue Contretemps et directrice du secteur « psychanalyse » du Dictionnaire universel des créatrices, paru aux Éditions des femmes en 2013.

EAN13 : 9782940601035
352 pages
24€

Responsable : Damien Guggenheim

Url de référence :
http://www.editions-furor.ch/

Adresse : 11 rue Pétion - 75001 Paris


ACTUALITÉ DES SÉMINAIRES
 

Maryan Benmansour : L’EFFET BLANCHOT
• mercredi 30 mai et 13 juin 2018
18, rue des Tanneries, Paris 14e - 21h-23h
— plus d’informations

Anne Bourgain : THÉORIES ET CLINIQUES ANALYTIQUES
1er semestre : ENJEUX CLINIQUES ET POLITIQUES
• Le mardi de 10h15 à 13h25, Salle 008
2e semestre : DISCOURS, FORMES, EXPERIENCES
• les mercredis 28 février, 7 mars et 14 mars de 9h15 à 12h15 Salle 005
Université Paul Valéry, Site Saint Charles , Rue du Professeur Henri Serre, 34080 - Montpellier
• Renseignements : bourgain.anne gmail.com
— plus d’informations

Francis Capron : PSYCHANALYSE ET DÉCONSTRUCTION III
• lundi 14 mai et 18 juin 2018, à 20h30 à 22h30
Espace analytique, 12, rue de Bourgogne, Paris 7e
— plus d’informations

Mario Cifali : LA LEÇON d’ŒDIPE À COLONE
• mercredi 25 avril : repas du séminaire 2018
Chêne-Bourg, 33 Peillonnex - 1225 Chêne-Bourg/Genève
— pour plus d’informations

Hélène Cixous : DES IRREPARABLES III. DU NOM-POISON - suite
• samedi 5 mai, 9 juin 2018
Fondation de l’Allemagne, Maison Heinrich Heine, 27C, boulevard Jourdan, Paris 14e
— plus d’informations

U. Oudée Dünkelsbühler : Forcener le subjectile in « Artaud, Dessins et portraits », par Jacques Derrida, livre publié par Paule Thévenin, Gallimard 1986
avec la version allemande à côté : Das Subjektil ent-sinnen in Antonin Artaud. Zeichnungen und Porträts, Munich 1986.
Hambourg-Altona prochaine soirée : de 20h–22h30, cadre privé (participation sur inscription)
— pour plus d’informations

Voiles / Voiles. Schleier und Segel de Hélène Cixous et Jacques Derrida, Éd. Galilée, 1998 / Passagen Verlag, 2007 (suite VI)
• Beginn : 06.10.2017 um 19h ; dann ca. jeden 1. Freitag im Monat 19-20:30h, à Hambourg-Altona
— plus d’informations

Françoise Gorog, Stéphane Habib : LE FANTÔME DE LA LIBERTÉ II : où est la psychanalyse ?
• mercredi 16 mai
IHPSA, amphi Morel, 2bis, rue d’Alésia - Paris 14e - 21h-23h
— plus d’informations

Dmitry Olshansky : HISTORY OF FRENCH PSYCHOANALYSIS
East-European Institute of Psychoanalysis, 3, 10, 17 et 24 novembre 2017
• Большой проспект ПС, 18А, St Petersburg, Russie, 197198
https://www.facebook.com/eeip.ru/
— plus d’informations

Jacques Le Rider : KARL KRAUS ET SA REVUE DIE FACKEL DE 19O2 À L’ÉTÉ 1914
• le lundi de 14h à 16h
• première séance : le 6 novembre 2017 — dernière séance : le 11 juin 2018
Institut national d’histoire de l’art (INHA), salle de l’EPHE, 2, rue Vivienne, Paris 2e
• Contact : jacques.lerider ephe.sorbonne.fr
— plus d’informations

François Sauvagnat : ÉNONCIATION ET LOCALISATION
• mardi 15 mai 2018
18, rue des Tanneries, Paris 14e - 21h-22h
— plus d’informations


— Jean Cooren : RÉSISTANCES DE LA PSYCHANALYSE, Éd. Galilée 1996,
• Pour plus de renseignements, écrire à : jean.cooren yahoo.fr, ou 109 rue Saint-Gabriel à Lille, ou téléphoner au : 07 81 46 91 01
pour plus d’informations

— Bertrand Ogilvie : en attente
Université Paris 8-Saint-Denis, salle C 103, 2 rue de la Liberté - 93526 Saint-Denis cedex
pour plus d’informations

— Jean-Daniel Causse : La passion des fils
• à partir du 6 octobre 2015, le mardi de 18h15 à 20h30,
Université Paul-Valéry, Site Saint-Charles Montpellier 3
pour plus d’informations

— Jérôme Lèbre : Stations — ou comment tenir l’immobilité — 2016 — Immobilités et mouvements collectifs
• jeudi 19 mai 2016, lycée Henri IV, Paris 5e — 18h30-20h30,
au lycée Henri IV, Paris 5e
pour plus d’informations
site Jérôme Lèbre


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Les Éditeurs
présentent les Actes du colloque de Genève

Maurice Blanchot La littérature encore une fois

Samedi 10 février 2018
à 20h

Librairie Pierre Bravo Gala
60, rue Belleville — 75020 Paris

Éditions Furor et par l’Association des amis de Maurice Blanchot

Le colloque Maurice Blanchot, « La littérature encore une fois », s’est tenu à la Comédie de Genève les 17, 18, 19 et 20 mai 2017. Il a été organisé par les Éditions Furor et par l’Association des amis de Maurice Blanchot. Aux textes des interventions réunis dans ce livre s’ajoutent, en aparté, un entretien avec Benoît Jacquot et des impromptus sur son film, réalisé en 1970, intitulé « Lecture du chapitre X de Thomas l’Obscur de Maurice Blanchot ».

Programme PDF du colloque


Artaud, dessins et portraits
Artaud, dessins et portraits

Derrida est-il aujourd’hui un philosophe qui peut nous aider à penser ce qui nous arrive ? Résolument oui. La pensée de Derrida est toujours d’une brûlante actualité à condition de savoir la lire. Cet essai l’explicite en interrogeant à travers « l’excès de vie », cet étrange concept de « spectre » qui fait de la philosophie derridienne une philosophie inouïe, pour ne pas dire une philosophie de l’inouï. Comment penser le spectre ? Voici un concept peu philosophique qui travaille de manière absolument inédite toute la philosophie derridienne. La philosophie de Derrida est un « corps spectral » dont cet essai reconstitue les articulations. En montrant que la déconstruction peut être pensée comme le résultat de la jonction improbable de l’intentionnalité husserlienne (ou du Présent-Vivant) et de la compulsion de répétition freudienne, il laisse ressurgir un sur-vivant qui bien loin de porter la mort, excède la vie présente pour se projeter vers l’à venir. De manière tout à fait inattendue, une telle approche permet tout d’abord de comprendre comment la philosophie derridienne s’inscrit dans la tradition philosophique tout en la déconstruisant, pour l’ouvrir sur son dehors. Elle permet enfin, et surtout, de saisir la grande cohérence de la pensée de Derrida, qui a profondément renouvelé notre réflexion sur des sujets pour le coup très classiques en philosophie, comme la technique, la virtualité, la politique et l’éthique.

Élise Lamy-Rested est directrice de programmes au Collège International de Philosophie (CIPH). Elle est docteure en philosophie de l’Université Paris 4 Sorbonne et auteure du livre Parole vraie, parole vide paru aux éditions Classiques Garnier en 2014.

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Jacques Derrida et Jacques Lacan se seront peu fréquentés, auront peu échangé, si l’on s’en tient du moins à la stricte biographie. Une relation pourtant les lie qui intéresse dans leurs œuvres respectives le statut singulier et fondateur de la trace et de la lettre. La psychanalyse n’a pas cessé de hanter la pensée de Derrida, la figure de Lacan y étant fréquemment convoquée. Lacan quant à lui a croisé le fer tout au long de son enseignement avec l’histoire de la philosophie, se gardant de prononcer le nom de Derrida qu’incontestablement il avait lu : entre psychanalyse et déconstruction des intuitions communes, des pratiques affines, des liens intimes et complexes méritent d’être examinés au prisme de la question de l’écriture et à la lumière de la pensée freudienne, dont la lecture inspire et informe l’œuvre de Lacan comme celle de Derrida, les partage et les oppose irréductiblement.


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Nous philosophons, psychanalysons et écrivons dans un monde. Il arrive qu’on l’oublie. On peut nommer politique l’inquiétude devant ce qui arrive dans le monde et au monde. À ce qui arrive au monde au nom du Califat, seul le politique peut faire réponse. Dans cette optique il s’agira de dégager le minimal du politique, en vue de sa relance. Apparaît alors une quasi synonymie entre psychanalyse et politique : l’une et l’autre ont en commun de faire avec l’impossible. Ni psychanalyse appliquée, ni psychanalyse du politique, mais penser avec la psychanalyse, s’en servir, faire travailler ses notions, parler ses langues, l’altérer aussi, la déplacer.
Arendt nous apprend que dès qu’il est question de langage, le politique est engagé. Mais dès qu’il est question de langage, c’est le vif de la psychanalyse qui est également mis en jeu. Nouage inextricable de la psychanalyse et du politique, donc. Si la psychanalyse ne sort pas de ses institutions, de ses dispositifs, et, partant, ne se mêle pas au politique, alors nous tenons qu’il n’y a pas de psychanalyse qui vaille une minute de peine. À la vérité, une psychanalyse qui n’est pas sollicitée par le monde et ne le sollicite pas en même temps ne peut encore s’appeler psychanalyse.


En présence de Bertrand Ogilvie, d’Adrien Chevrier
et des photographes Florian Fouché et Claire Tenu

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IPRS

Cibo e corpo negati

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programme
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http://www.iprs.it/www.journal-psyc...


Hélène Cixous

Correspondance avec le mur

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Jean-Luc Nancy

Sexistance

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http://www.editions-galilee.fr/f/in...


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pour plus d’informations


Stéphane Habib

LA LANGUE DE L’AMOUR

Éd. Hermann

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L’actualité ravive le débat de 2003 entre Jean Baudrillard et Jacques Derrida invités par René Major à la veille de l’intervention américaine en Irak pour débattre des questions de fond concernant le terrorisme et les « nouvelles guerres » à venir. — On trouvera aussi dans Pourquoi la guerre aujourd’hui ? les prolongements de ce débat dans les événements qui ont suivi jusqu’en novembre 2014.

« Pourquoi la guerre aujourd’hui ? »
avec
Jean Baudrillard et Jacques Derrida
présentation par René Major

Nouvelles Éditions Lignes

« Pourquoi la guerre aujourd'hui », Jean Baudrillard, Jacques Derrida, présentation par René Major
« Pourquoi la guerre aujourd’hui », Jean Baudrillard, Jacques Derrida, présentation par René Major

Juin 2015
Sortie du livre de Jacques Le Rider
« La Censure à l’œuvre »

Hermann Éditeurs
(cliquer sur l’image)

La censure à l'œuvre : Freud, Kraus, Schnitzler – Jacques Le Rider
La censure à l’œuvre : Freud, Kraus, Schnitzler – Jacques Le Rider

Mai 2015
Sortie du DVD de la journée
« Un dimanche au Théâtre de l’ENS »

(cliquer sur l’image)

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Pierre-Noël Giraud, René Major,
Philippe Petit, Daniel Mesguich (…)


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