Jean-Michel Vappereau • Topologie en extension : Version nodale du poinçon du fantasme • ENS Rue d’Ulm, Paris

Document du mardi 7 janvier 2014
Article mis à jour le 27 février 2015
par  Jean-Michel Vappereau , wm

Pour la mise en forme typographique de l’argument de séminaire ci-dessous et les schémas figurant dans cet argument, consulter exclusivement la pièce jointe Pdf : la typographie complexe de l’argument du présent séminaire ne pourra être effectuée directement sur la présente page « html », non plus que l’ajout des schémas. —

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ENS rue d’Ulm
Salle Simone Weil
2014, janvier à mars
Première séance : mardi 7 janvier 2014.
Puis mardi 21 et 28 janvier et mardi 4 mars.

Nous retrouvons la dynamique des trous des eux disques (S, a) et (A, a’) de la logique du fantasme, entre les mouvements Nœud de trois types (propre N, hybride W, impropre Bo).
Ils sont empilés dans les nœuds Borroméens généralisés, produits par les multiplicités des faux-trous étudiées par Pierre Soury en terme de chaînes de Finke comme dans le cas des deux trous a et a’ superposés en un seul trou aa’ dans la zone R de la Réalité psychique du schéma I de Lacan .
Ils sont disposés côte à côte, dans les chaînes B+W produisant les nœuds propres comme dans le cas des deux trous P0 et 0 dans les deux zones S du Symbolique et I de l’imaginaire respectives du même schéma I de l’étape terminale du délire de la psychose du président Schreber.
1. Nous parlerons de ces mouvements Nœud en tant qu’ils sont - superposés dans le premier cas - collatéraux dans le second.
L’étude consiste, comme pour les disques troués, d’établir comment passer d’une situation à l’autres en construisant des mouvements.
Voici quatre exemples de nœuds borroméens différents

1 2 2
Bo (B et W)-superposés (B et W)-superposés

1 2
(W+B−W)-collatéraux 2B-collatéraux et (B et W)-superposés

qui se distingues grâce à ce trait distinctif.
2. Notre étude des nœuds propres commence par la construction des chaînes qui produisent les nœuds de la famille du nœud de Lacan (séminaire Le sinthome). Lacan l’a désigné ainsi lui même, dans son séminaire, en une divertissante plaisanterie à l’adresse des mathématiciens lorsque ceux-ci se trompent de nœud lorsqu’ils veulent rendre hommage à Listing. Plus sérieusement nous remarquerons encore une fois comment les spécialistes occidentés de la science moderne bâclent l’objet qu’ils prétendent étudier.
Ils se précipitent en des développements industriels et commerciaux parfois extrêmement dangereux, par facilité, en négligeant et abandonnant toute réflexion fondamentale en la matière, politique et éthiques.
j. m. Vappereau

Résumé des épisodes précédents

Le poinçon du fantasme

Nous avons construit l’aliénation et de la séparation dans l’anneau de Boole de la coordination logique suivant les indications de Lacan depuis son écrit « La chose freudienne » (1956) où il introduit S et A pourvus de leurs manques respectifs a et a’ dans cette mathématique dialectique (il s’agit de l’algèbre de Boole ) avec laquelle il nous invite à nous familiariser. Puis allant jusqu’au compte rendu du séminaire « La logique du fantasme » (1967) nous trouvons la définition du connecteur d’aspect morganien du vel aliénant.

Dans ce parcours, nous insistons sur la lecture de l’écrit majeur, et oublié par les suiveurs de l’époque, intitulé « Position de l’inconscient » (1964) qui caractérise notre enseignement, où cette fois le vel de l’aliénation devient velle de la séparation, vœux, désir, modifiant l’intersection de S et de A et dans cette intersection la présence de leur manques respectifs indiquée dans le schéma R de manière littérale : a et a’ dans la zone, dite de la réalité psychique, qui le barre.
Ces lectures bouleversantes pour nous, précisent nos commentaires déjà publiés des schémas R et L et du schéma I, elles les confirment en leur apportant plus d’acquitté.
Nous montrerons comment cela se produit à la surface du plan projectif (Bande de Moebius ou cross-cap)

Du fait de ces référence textuelles, nous avons pu thématiser ces deux opérations de la causation du sujet qui constituent sa division, produite par l’oscillation pulsative du poinçon du désir dans l’équation du fantasme. Cette articulation de l’imaginaire et du symbolique dominée par la fonction du phallus, impossible à négativer, du fait préalable de l’énonciation et du trauma (la D.I.), éclaire la puissance et la portée de la castration qui impose au moment du déclin de l’Œdipe sa formule magnifique : « la mère reste interdite » (E. p. 790).
Comme nous l’expliquons depuis nos travaux de logique traitant de la Parole, de « ce que parler veut dire », soit de la vérité en acte par opposition au savoir lié à l’écriture. Ligoté, scellé, spécialement figé chez les chinois, les bouddhistes, comme autour de la méditerranée, c’est grâce à deux disques troués que nous construisons cette modification de l’intersection caractéristique de la séparation où le sujet retrouve la partie qu’il a perdue de son objet.
Ces disques notés : A et S, sont troués par les restes notés : a et a’ de la différence morganienne d’aspect et du choix forcé de l’aliénation première. Elle produit la perte d’une partie de ces objets. La présentation par les cercles d’Euler-Venn de cette algèbre de Boole réalise, dans ce cas d’école, la synchronie tant souhaitée par le linguiste qui organise, grâce à la pratique du point de capiton inventé par Lacan, la diachronie du mouvement des deux disques. Cette pratique n’est jamais définie de manière explicite dans son enseignement, seulement indiquée par de petites touches comme l’entrée dans sa topologie qui consiste à faire des ronds.

Les cercles logiques deviennent concentriques et de valeurs diversifiées par les couleurs. Puis les trous se distinguent, deviennent collatéraux à côté de l’intersections (comme c’est le cas de P0 et 0 du schéma I de manière respective dans S et I), entrent et pénètrent dans l’intersection toujours côte à côte (cas a et a’ du schéma R dans la zone de la bande de Moebius R), jusqu’à ce superposer (le cas de aa’ du schéma I dans dans la zone R ainsi trouée d’un trou qu’on oublie puisque Lacan l’a disposé autour, le coup de la D.I.).
Alors s’explicite l’insistance de la répétition freudienne, comme lien érotique à l’objet. Ici, lisez Saint Augustin qui décrit le frère aîné, blême de jalousie, devant la scène de son benjamin à qui la mère donne son sein, pas à elle le sein, faisant partie de son corps à lui l’ainé. Répétition-lien, sans laquelle aucune clinique de la névrose à la perversion n’est praticable comme le montre et le démontrent les pschitt-chose de tous poils dés la disparition de Freud, une première fois, après celle de Lacan, une seconde fois.
Quid de l’anorexie et de la boulimie, des diverses addictions, de la mélancolie, bi, tri quadri… polaires, sans la reconnaissance de l’existence de cette structure du désir et de sa satisfaction qui fait horreur aux moralistes : la jouissance.
Attractive et répulsive comme avec le file de la bobine inventé et ajouté par l’enfant, et les objets/lettres, transitionnels, écrits, bien construit, du fait du Phallus et de la castration qui veut que la jouissance au contraire du plaisir présente ce profile incompréhensible pour un occidentés.
Ils crient à la psychose sans lire ce qu’elle écrit dans leur dos, les psychotiques jusqu’à la destruction de ceux qui lisent, des livres eux-mêmes si il le faut, car cette structure freudienne du symptôme, comme la psychanalyse, exige qu’elle soit pratiquée et reconnue, nue plutôt que crue, au lieu de la folie de méconnaître.
La fondation de la clinique de la psychanalyse est ainsi assurée du fait de cette monstration par l’infatuation des postures diverses et des renoncements variés de nos brillants fanfarons.
Cela ne trompe personne mais fait l’affaire de chacun. Comme ça, le pas est passé, Pas d’analyse, détruite, la cruelle comédie des nantis et des pauvres peut continuer dans la ségrégation dût au langage et partagée par ses sujets.

j. m. Vappereau
Balvanera, révisé le 25 juillet 2013


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