René Major • De la croyance et de la cruauté. Le cru et le cruel • ENS Rue d’Ulm, Paris

Document du jeudi 7 février 2013
Article mis à jour le 27 février 2015
par  René Major , wm

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Jeudi 21 février 2013 à 21h — salle Celan
Jeudi 28 mars 2013 à 21h — salle Cavaillès

L’économie de la dette sur laquelle repose l’économie capitaliste est aussi pour l’économie psychique une économie de la cruauté.
La « dette souveraine » maintient que tout sujet est endetté, envers l’État, envers Dieu, envers tout Autre dont il doit assurer la souveraineté, la domination, la cruauté. La peine liée à l’endettement a un sens économique de rachat sur un marché, sur un marché devenu mondial.
Si la cruauté (originaire) n’a pas de contraire, selon Nietzsche et Freud, et ne connaît que des intensités différentes, elle est régie par une économie paradoxale : « comment ne pas être cruel », selon les deux vecteurs qu’admet cette question. Celle de la fatalité (je ne peux qu’être cruel) ou celle de la révolte (comment faire pour ne pas être cruel — avec l’autre et avec moi-même ?).
Cette question de la cruauté vient se greffer sur celle que nous soulevions l’an dernier à partir de « la fausse monnaie » de Baudelaire : « comment croire et comment ne pas croire ? ». En la parole de l’autre par exemple. Question aussi paradoxale qui implique l’incrédulité dans la croyance, selon une Verleugnung freudienne qu’il convient de généraliser tout autant que le refoulement.


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