Jean-Daniel CAUSSE, « La psychanalyse et l’éthique des vérités » — Les jeudi 8 janvier ; 22 janvier ; 5 février ; 19 février ; 5 mars 2015 à 18h15 — Université de Montpellier 3, Site Saint-Charles, salle 214

Document du jeudi 11 décembre 2014
Article mis à jour le 27 février 2015
par  Jean-Daniel Causse , art./M.P.R.

Jean-Daniel Causse
Professeur au département de psychanalyse de l’université de Montpellier

La psychanalyse et l’éthique des vérités

Résumé : Michel Foucault avait relevé dans L’herméneutique du sujet que « Lacan a été le seul, depuis Freud, à vouloir recentrer la question de la psychanalyse sur la question des rapports entre sujet et vérité ». On a ici une éthique de la psychanalyse – s’il y en a une – qui consiste à soutenir la vérité singulière d’un sujet et, précisément, une vérité qui ne se conforme pas aux idéaux du moi, dont on préfère ne rien savoir, et qui ne dévoile qu’en partie. Si on se réfère à Lacan on ne trouve en réalité pas de définition arrêtée de l’éthique, mais plutôt un éventail qu’on dépliera progressivement en partant du Séminaire VII : éthique du désir, éthique du transfert, éthique du bien-dire, éthique de l’absence du rapport sexuel, etc. On mettra ces définitions plurielles en discussion avec les processus contemporains, à l’œuvre également dans des thérapies, qui « normalisent » l’individu en le rendant conforme au discours social. On essaiera enfin de comprendre en quoi l’acte analytique est une éthique de la création, c’est-à-dire cette opération par laquelle chacun peut rencontrer un impensable et donc inventer une façon singulière d’être sujet. En ce sens, l’éthique est toujours, comme Derrida l’a soutenu, une possibilité de l’impossible.

Séminaire bi-mensuel, le jeudi à 18h15, à partir du 11 décembre 2014.
8 janvier ; 22 janvier ; 5 février ; 19 février ; 5 mars 2015

Université de Montpellier 3, Site Saint-Charles, salle 214


Navigation

Articles de la rubrique