Sara GUINDANI-RIQUIER et Marc GOLDSCHMIT, Séminaire à la Maison des sciences de l’homme, Paris — Les vendredi 27 février, 13 mars, 17 avril, 15 mai, 29 mai 2014 de 18 h à 20 h

Document du mercredi 3 décembre 2014
Article mis à jour le 27 février 2015
par  Marc Goldschmit , Sara Guindani-Riquier , art./M.P.R.

vendredi 27 février 2014 18h-20h

vendredi 13 mars 2014 18h-20h

vendredi 17 avril 2014 18h-20h

vendredi 15 mai 2014 18h-20h

vendredi 29 mai 2014 18h-20h

PSYCHANALYSE/LITTÉRATURE/ARTS

Sara Guindani-Riquier et Marc Goldschmit

LES TROUBLES DE L’IMAGE. ENTRE PSYCHANALYSE ET FICTION

En collaboration avec le programme « Politiques des images »

Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris.

De 18h à 20h, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, 
190, avenue de France, Paris 13e ar., Mº Quai-de-la-Gare ou Bibliothèque-François-Mitterand

13 mars, Salle du conseil B
Sonia Oliveira,
Images et régression : « l’autre scène » dans L’Année dernière à Marienbad.

27 mars, Salle 1
Marc Goldschmit,
Le paradoxe de l’aveugle voyant, entre peinture et philosophie (Merleau-Ponty, Foucault, Derrida).

3 avril, Salle du conseil A
Isabelle Alfandary (Université Paris III),
Ce que la fiction a en réserve : lectures de La Lettre volée.

17 avril, Salle du conseil A
Sara Guindani-Riquier (Université Paris VIII/ Fmsh),
Proust au cabinet de photographie de la Salpêtrière. Création du corps hystérique dans À la Recherche du temps perdu.

22 mai, Salle du conseil A
Benedetta Zaccarello (Université Charles de Prague/Cnrs),
Le cahier Somnia : Valéry et l’impossibilité du récit de rêve.

29 mai, Salle 1
Céline Masson (Université Paris VII),
Rêves en vue : images de rêves dans la création contemporaine. À partir de Bill Viola.

Les images aujourd’hui, différemment qu’hier, dominent et hantent la sensibilité, la parole, la pensée, qui en retour ne peuvent plus exister sans images. Avec la sculpture, le dessin, la peinture, et au-delà la photographie, la cinématographie, la télévision et le numérique, les images, avec ou sans imagination, surdéterminent les âmes et les vies et les peuplent de clichés psychiques de plus en plus nombreux, de moins en moins contenus.

Cette multiplication et cet accroissement indéfinis d’images polymorphes, entrent en rapport avec le corps et le système nerveux, pour les exposer à des excitations dont les effets sont peut-être insoupçonnés, ou difficiles à analyser. Les images offrent la chance d’une mise hors de soi, et elles exposent aussi à de nouvelles pathologies et névroses.

Comment la littérature, le cinéma, la philosophie, entre psychanalyse et fiction, permettent d’analyser ce qui arrive aujourd’hui au Monde et au Sujet ? Comment le Monde et le Sujet voient leur destin lié fatalement à celui des images ? Quelles nouvelles responsabilités ce lien aux images engage-t-il ?

Les images sont troublées, et aussi troublantes. Floues, en métamorphose, instables, non identiques à elles-mêmes, elles ne se ressemblent et ne se rassemblent pas et déstabilisent la métaphysique du Sujet et la structure de vérité, articulées comme représentation d’un objet pour un sujet. Au-delà de la métaphysique de la représentation, l’analyse des images n’engagent pas seulement de nouvelles responsabilités, mais doit aussi libérer une tout autre imagination, créatrice au-delà la représentation.

Cette analyse des images, qui doit tendre vers l’ombilic inanalysable de l’imagination et des rêves, cherche entre psychanalyse et fiction, des ressources pour penser et parler tout autrement du trouble des images par Éros, par la mort, par le mal. Ce trouble est aussi celui du temps et de l’espace, et fait signe vers l’être, l’inconscient et l’écriture originaire des images.


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